Proportionnelle à l’Assemblée nationale: « Personne n’aurait intérêt » à y faire obstruction, pour Ferrand

BFMTV.COM   29/04/2019

Lors de sa conférence de presse jeudi, le président de la République s’est dit « favorable » à l’introduction d’une dose de 20% de proportionnelle à l’Assemblée nationale, point phare du projet de réforme des institutions. Une mesure soutenue par le président de la chambre des députés.

Introduire une dose de 20% de proportionnelle à l’Assemblée nationale? « Cela garantit une meilleure représentation des courants de pensée sans faire obstacle à la stabilité majoritaire qui est l’antidote nécessaire à l’instabilité, source de paralysie », a réagi vendredi Richard Ferrand dans une interview accordée au Parisien.

« Cette évolution témoigne du souci de faire droit à l’exigence d’amélioration de la représentativité des élus », poursuit-il, soutenant la réforme des institutions réaffirmée par Emmanuel Macron.

Mieux représenter les familles politiques

En effet, jeudi lors de sa conférence de presse, le chef de l’Etat s’est dit « favorable » à l’introduction d’une dose de 20% de proportionnelle à l’Assemblée nationale et à une baisse du nombre de parlementaires comprise entre 25% et 30%.

« Je pense que c’est ce qui permet de représenter toutes les familles politiques sans créer une situation ingouvernable », a-t-il estimé.

Le renforcement de la proportionnelle fait partie du projet de réforme des institutions d’Emmanuel Macron, dont le volet constitutionnel a été bloqué à l’été 2018 dans les secousses de l’affaire Benalla. Cette réforme fait aussi l’objet d’un bras de fer avec le Sénat à majorité de droite, notamment sur l’engagement pris par Emmanuel Macron de baisser de 30% le nombre de parlementaires. Richard Ferrand reste néanmoins confiant sur l’adhésion de Gérard Larcher, président du Sénat, à cette réforme: « Personne n’aurait intérêt » à y faire obstruction, a-t-il affirmé au quotidien.